introduction
Depuis le lancement du projet autour des applications et outils utiles au quotidien, je reçois des retours très concrets, parfois inattendus, mais toujours précieux.
Certains mettent en avant des solutions efficaces. D’autres, au contraire, révèlent des difficultés importantes dans l’usage du numérique.
Et parmi ces retours, certains touchent directement à l’autonomie professionnelle.
Une situation bien réelle
Récemment, une enseignante m’a partagé son expérience avec l’application Pronote, un outil largement utilisé dans le milieu scolaire.
Son rôle est simple en apparence : saisir les notes de ses élèves, rédiger des appréciations, compléter les bulletins.
Mais dans les faits, cela devient impossible.
L’application, dans sa version utilisée par les enseignants, n’est pas accessible avec VoiceOver. Les éléments ne sont pas lisibles correctement, les interactions sont difficiles, voire inexistantes
Une régression inquiétante
Ce qui rend la situation encore plus problématique, c’est qu’il ne s’agit pas d’une limitation ancienne.
Il y a quelques années, cette même tâche était réalisable via un ordinateur avec un lecteur d’écran.
Aujourd’hui, ce n’est plus le cas.
On ne parle donc pas seulement d’un manque d’accessibilité, mais d’une régression.
Une accessibilité à plusieurs vitesses
Autre point soulevé : l’accessibilité varie selon les profils.
Côté parent, l’application reste globalement utilisable.
Mais côté enseignant, elle devient inutilisable.
Cette différence met en lumière un problème fréquent : l’accessibilité n’est pas toujours pensée de manière globale, et certaines fonctions essentielles peuvent être oubliées.
Un impact concret sur le quotidien
Derrière ce type de situation, il ne s’agit pas simplement de confort.
Il s’agit de pouvoir travailler.
Quand un outil est imposé dans un cadre professionnel et qu’il devient inaccessible, cela entraîne une perte d’autonomie, une dépendance à une aide extérieure, et parfois une mise en difficulté dans l’exercice même du métier.
Un problème qui dépasse une seule application
Le cas de Pronote n’est pas isolé.
De nombreux services numériques, notamment dans l’administration, l’éducation ou la santé, sont devenus indispensables.
Mais leur accessibilité n’est pas toujours garantie dans le temps.
Mises à jour, changements d’interface, nouvelles fonctionnalités…
Autant d’évolutions qui peuvent, parfois, rendre un outil moins accessible qu’avant.
Un appel spécifique aux enseignants
Si vous êtes enseignant et que vous utilisez Pronote, votre retour m’intéresse particulièrement.
Que vous rencontriez des difficultés ou que vous ayez trouvé des solutions ou des contournements, votre expérience est essentielle pour mieux comprendre la situation réelle sur le terrain.
L’objectif est de pouvoir croiser les usages, identifier ce qui bloque réellement et, à terme, faire émerger des pistes concrètes.
Et maintenant ?
Face à ce type de situation, il n’y a pas toujours de solution immédiate.
Mais il est essentiel de faire remonter ces problématiques, de les documenter, et de les partager.
C’est aussi tout l’objectif de ce projet : partir des usages réels, des difficultés rencontrées, pour mieux comprendre les besoins et, progressivement, proposer des pistes, des alternatives ou des améliorations.
De nouveaux retours confirment le problème
Depuis la publication de cet article, plusieurs personnes m’ont contactée pour partager leurs difficultés autour de Pronote et, plus largement, de l’accessibilité des outils numériques utilisés dans l’éducation nationale.
Parmi ces retours, une personne m’a notamment indiqué qu’une action avait déjà été menée il y a quelques années par apiDV autour de Pronote, avec des tests utilisateurs et des remontées adressées à l’éditeur.
apiDV, anciennement GIAA, est une association reconnue d’utilité publique qui accompagne les personnes déficientes visuelles dans de nombreux domaines, notamment l’accès à l’emploi, aux outils numériques et aux logiciels professionnels. L’association mène également des actions autour de l’accessibilité numérique et de l’inclusion.
Autre point important : plusieurs personnes rappellent que Pronote n’est pas utilisé uniquement par les enseignants. D’autres personnels de l’éducation nationale utilisent également cet outil au quotidien, ce qui élargit encore les impacts possibles lorsqu’une fonctionnalité devient difficilement accessible.
Ces nouveaux échanges confirment que le sujet mérite probablement d’être exploré plus largement, au-delà d’un seul profil ou d’une seule situation.
Si vous utilisez Pronote, ou d’autres outils numériques professionnels dans l’éducation, votre retour m’intéresse particulièrement, que vous utilisiez ou non un lecteur d’écran, et quel que soit votre handicap ou votre situation d’usage.
L’objectif reste le même : mieux comprendre les difficultés réelles rencontrées sur le terrain afin de documenter ces usages et faire émerger des pistes concrètes d’amélioration.
Conclusion
Ce témoignage montre à quel point le numérique peut être à la fois un facilitateur… et un obstacle.
Si vous avez déjà rencontré ce type de difficulté, que ce soit avec une application, un site ou un outil du quotidien, vous pouvez partager votre expérience.
Ces retours sont essentiels pour construire une ressource utile, concrète et ancrée dans la réalité.
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