Numérique Autrement

Les mardis des écosystèmes du 8 septembre 2026 

L’intelligence artificielle s’installe de plus en plus profondément dans nos écosystèmes numériques. Pour ce Mardi des écosystèmes de Numérique Autrement, focus sur Android et Samsung, entre remplacement progressif de Google Assistant par Gemini, nouvelles fonctions de One UI 9, services plus contextuels et usages liés aux montres connectées.

Le podcast est disponible à l’écoute ci-dessous, suivi de sa transcription complète en version texte.

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Bienvenue sur Numérique Autrement, le podcast qui voit le numérique différemment.

Cette semaine, le Mardi des écosystèmes s’intéresse à une évolution de fond : l’intelligence artificielle ne se contente plus d’être une application que l’on ouvre ponctuellement. Elle devient progressivement une couche permanente dans Android, les smartphones Galaxy, les montres connectées et les services qui les relient.

Commençons par Android.

Google poursuit le remplacement de Google Assistant par Gemini comme assistant principal sur mobile. Depuis le début du mois de septembre, la transition s’accélère et concerne aussi les appareils associés au téléphone : certaines montres Wear OS, des écouteurs compatibles et Android Auto peuvent désormais basculer vers Gemini en même temps que le smartphone.

Ce changement est important, car l’assistant vocal n’est plus seulement là pour lancer un minuteur ou répondre à une question simple. Google veut faire de Gemini une interface capable de comprendre davantage le contexte, de dialoguer plus naturellement et de prendre en charge des demandes plus complexes.

Mais cette évolution soulève aussi une question très concrète : est-ce que Gemini saura conserver la simplicité et la fiabilité des commandes vocales classiques ?

Pour une personne qui utilise beaucoup la voix, notamment avec un lecteur d’écran ou lorsqu’elle ne peut pas manipuler facilement son téléphone, une commande basique doit continuer à fonctionner rapidement et sans ambiguïté.

Du côté de Samsung, One UI 9 pousse également l’IA plus profondément dans l’interface.

Parmi les fonctions mises en avant, My FanCam peut suivre automatiquement une personne pendant une vidéo et adapter le cadrage. Now Brief regroupe des informations et recommandations personnalisées selon les habitudes de l’utilisateur, avec désormais davantage d’éléments liés à la sécurité et à la confidentialité.

Now Nudge va encore plus loin en proposant des suggestions contextuelles au fil de la journée.

Là encore, la question intéressante n’est pas seulement de savoir si ces fonctions sont impressionnantes.

Il faut surtout voir si elles réduisent réellement le nombre d’étapes nécessaires pour effectuer une tâche ou, au contraire, si elles ajoutent de nouvelles couches d’informations à une interface déjà très dense.

Samsung pousse cette logique bien au-delà du smartphone avec sa vision « Companion to AI Living ».

L’objectif est de faire circuler l’intelligence artificielle entre les appareils Galaxy, les téléviseurs, les objets connectés et les équipements de la maison, afin que l’écosystème puisse mieux comprendre les habitudes et proposer des actions adaptées.

Autrement dit, le téléphone devient de moins en moins un appareil isolé.

Il sert de point d’entrée vers un ensemble de services capables de partager du contexte et d’agir de manière plus coordonnée.

Cette évolution se retrouve aussi sur les Galaxy Watch.

Samsung travaille sur des modèles d’intelligence artificielle capables d’analyser ensemble plusieurs biosignaux, comme le sommeil, la fréquence cardiaque ou l’activité physique. Les recherches xMAE et HiMAE visent notamment à mieux comprendre les relations entre ces données dans le temps pour produire des informations plus personnalisées.

L’objectif affiché est de passer d’un simple suivi de données à un accompagnement plus préventif et plus contextuel.

Il faut cependant rester prudent.

Ces technologies restent en partie expérimentales et ne remplacent évidemment pas un avis médical. Mais elles montrent bien la direction prise par l’écosystème Samsung : utiliser les données déjà collectées par les appareils pour proposer davantage d’interprétation et de recommandations.

Au fond, Google et Samsung suivent aujourd’hui une trajectoire assez proche.

L’IA quitte progressivement l’application dédiée pour devenir une couche présente partout : dans l’assistant vocal, dans l’interface du téléphone, dans les suggestions, dans la montre et dans les appareils connectés.

Cela peut rendre certaines tâches beaucoup plus simples.

Mais plus l’écosystème devient capable d’anticiper, plus il devient important de pouvoir comprendre ce qu’il fait, désactiver ce que l’on ne souhaite pas utiliser et garder une interface accessible.

La vraie question des prochains mois sera donc moins « quelle nouvelle fonction IA vient de sortir ? » que « est-ce que cette IA rend réellement l’écosystème plus simple à utiliser ? »

C’était le Mardi des écosystèmes sur Numérique Autrement.

À demain pour le Mercredi de l’intelligence artificielle.


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