La maison connectée évolue : elle ne se contente plus d’exécuter des scénarios, elle devient plus locale, plus contextuelle et de plus en plus capable d’agir de manière autonome. Pour ce Lundi de la domotique du 14 septembre, Numérique Autrement fait le point sur plusieurs tendances qui se dessinent autour de Homey, Home Assistant, Matter, Thread, de l’IA locale, des nouveaux hubs domestiques et de la robotique, avec une question centrale : est-ce que cette maison plus intelligente devient vraiment plus simple à utiliser et à contrôler ?
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Bienvenue sur Numérique Autrement, le podcast qui voit le numérique différemment.
Aujourd’hui, pour ce Lundi de la domotique, on s’intéresse à une évolution qui devient de plus en plus visible : la maison connectée ne se contente plus d’obéir à des scénarios. Elle commence à centraliser davantage de fonctions, à traiter certaines données localement et à devenir plus simple à piloter.
Premier exemple avec Homey Portal. Ce nouvel écran de contrôle rond combine un écran tactile et une molette physique pour piloter la maison connectée. Il peut réunir Matter, Thread, Zigbee et Z-Wave, afficher certains équipements comme une sonnette vidéo et servir de point de contrôle sans avoir à sortir son téléphone. Pour Numérique Autrement, la vraie question sera surtout celle de l’accessibilité de cette interface physique.
Dans le même mouvement, Home Assistant 2026.9 continue de simplifier l’usage de la maison connectée, notamment avec une meilleure visibilité sur les réseaux Matter, de nouvelles informations sur les connexions, des améliorations de certaines intégrations et toujours plus de possibilités autour de la voix.
Shelly pousse aussi l’interopérabilité avec ThreadLink. L’idée est de permettre à des appareils Shelly Gen4 compatibles Matter de fonctionner via Thread tout en conservant les possibilités habituelles de l’écosystème Shelly, notamment l’accès local et certaines API. C’est intéressant parce que Matter et Thread deviennent utiles seulement s’ils simplifient vraiment les installations au lieu d’ajouter une nouvelle couche de complexité.
Autre tendance forte : le retour du traitement local.
UGREEN HomeAgent veut réunir dans un même appareil stockage, maison connectée et intelligence artificielle locale, avec Matter, Thread, Zigbee, Wi-Fi et Bluetooth. Eufy explore lui aussi cette idée avec MindBase. Derrière ces produits, on voit apparaître une nouvelle catégorie de serveurs domestiques capables de conserver davantage de données à la maison et de piloter plusieurs services sans dépendre systématiquement du cloud.
Cette évolution pose une question importante : voulons-nous une maison qui envoie toujours plus d’informations vers des serveurs distants, ou une maison capable de comprendre davantage de choses chez nous, localement ?
LG travaille de son côté sur ThinQ Claw, un agent conversationnel destiné à piloter les appareils et services de la maison avec des demandes plus naturelles. Aqara poursuit également cette logique avec de nouveaux éclairages, ses outils Builder et une approche plus contextuelle de l’automatisation.
Samsung fait évoluer certains appareils électroménagers avec Tizen OS 10. L’objectif est d’apporter une interface plus récente, davantage de fonctions d’intelligence artificielle et, sur certains modèles, un mode simplifié qui réduit la quantité d’informations affichées. Là encore, une fonction pensée pour simplifier l’interface peut devenir intéressante bien au-delà du simple confort.
La robotique domestique continue elle aussi d’évoluer.
Roborock complète sa gamme avec les Saros 20 Flow Complete et Saros 20 Neo, tandis que les fabricants cherchent toujours à mieux gérer les obstacles, les zones difficiles d’accès et l’entretien automatique. Philips Hue poursuit de son côté l’élargissement de son éclairage connecté, et Dreame expérimente même de nouveaux objets connectés comme un aquarium intelligent.
Enfin, ZTE a présenté un AI Smart Display qui combine écran 4K, commande de la maison et assistant vocal capable d’agir de manière proactive. Il intègre aussi des fonctions de surveillance et d’alerte, comme la détection de chute. Ce type d’appareil montre que l’écran domestique pourrait devenir autre chose qu’un simple tableau de bord : un point central capable de comprendre une situation et de déclencher certaines actions.
Tous ces produits sont différents, mais ils racontent finalement la même histoire.
La prochaine étape de la domotique ne sera probablement pas d’ajouter encore plus d’objets connectés. Elle sera plutôt de mieux relier ceux qui existent déjà, de rendre leur pilotage plus naturel, de traiter davantage de choses localement et de réduire le nombre d’applications nécessaires.
C’est aussi là que l’accessibilité devient essentielle. Une maison réellement intelligente ne devrait pas seulement être capable d’automatiser davantage de tâches. Elle devrait aussi être plus facile à comprendre, à contrôler et à reprendre en main lorsqu’une automatisation ne fait pas ce qui était prévu.
Et c’est peut-être la vraie question à suivre : est-ce que la maison connectée devient enfin plus simple, ou est-ce qu’elle devient simplement plus autonome sans toujours nous donner davantage de contrôle ?
Dites-moi quelles évolutions vous semblent les plus utiles dans votre quotidien et celles que vous aimeriez voir testées sur Numérique Autrement.
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C’était le Lundi de la domotique sur Numérique Autrement.
À demain pour le Mardi des écosystèmes.
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